Solitude
SOLITUDE
La solitude frappa à la porte
de ma chambre, numéro trente -trois.
Semblable à un grand nuage sombre
l’ennui vint dans mon lit, sans bruit.
Les draps étaient des feuilles de papier vierge.
Il n’y avait personne pour se soucier de moi.
Personne à qui je pouvais téléphoner.
J’étais vraiment un étranger dans ce pays.
J’ai demandé à mon image dans le miroir:
“A quoi servent mes lèvres et mes yeux
cette longue et belle chevelure
que personne ne palpe ni ne caresse?”
IRMA KURTI (Albanie – Italie)
Traduction Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache



