837 | Song of the Horseman

Statue de Federico García Lorca à Madrid
Chanson du cavalier
Cordoue
Lointaine et solitaire.
Jument noire, lune immense,
Olives dans ma musette,
Bien que je connaisse les chemins,
Je n’atteindrai jamais Cordoue
Sur la plaine, à travers le vent,
Jument noire, lune rouge,
La mort me guette
Depuis les tours de Cordoue.
Ah, quel long chemin !
Ah, ma vaillante jument !
Ah, la mort m’attend
Avant que je n’atteigne Cordoue.
Cordoue
Lointaine et solitaire.
Federico García Lorca, 1898-1936, Espagne
Traduction Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache

